Entretien avec Thomas Lemoine, tête de liste de La Ligue ENSEMBLE !

 

Présentez-vous en quelques mots.

Thomas
Thomas Lemoine
Arbitre International
Président du Club de
Noisy le Grand
(93)

 

Je m’appelle Thomas Lemoine, j’ai 42 ans. À la ville, je suis ingénieur en informatique, je conçois et je développe des logiciels dans le domaine du contrôle ferroviaire. J’ai commencé à jouer aux échecs à l’âge de 9 ans grâce à un enseignant qui animait un atelier échecs pendant la pause de midi et qui m’a transmis sa passion.

Je suis ensuite passé de l’autre côté de la balustrade pour m’investir dans les clubs où j’ai joué : d’abord comme arbitre, je suis devenu ce qui s’appelait alors AF3 en 1999 (le siècle dernier !) et j’ai monté les échelons jusqu’à être aujourd’hui Arbitre International.

Côté organisation, cela fait bientôt 15 ans que je mets la main à la pâte pour le tournoi du Cap d’Agde avec mes amis de la FSGT. J’ai également fait de la formation, en enseignant aux enfants de Juvisy lors de mon passage dans ce club, mais ces dernières années j’ai laissé cette activité de côté.

 

Présentez-nous votre club.

 

Notre club, le Cercle Alekhine de Noisy-le-Grand, existe depuis 1976. Début 2020, il comptait une quarantaine d’inscrits, nombre qui a chuté à cause de la crise sanitaire (16 licenciés actuellement). Le club participe aux compétitions de Nationale 4, aux critériums et également aux compétitions jeunes. C’est un club familial, accueillant des membres de tout âge.


Comment avez-vous géré la crise sanitaire ?

 

Je dois bien dire que ça a été très difficile pour le club. Le passage sur Internet a permis de garder un peu de contact entre nos membres, mais ça ne remplace pas le présentiel, qui manque à tout le monde. Notre municipalité a adopté une position très prudente quant à la levée des restrictions ; on ne peut pas leur reprocher de faire passer la santé publique en première priorité, mais ça complique d’autant plus la reprise de nos activités. Autant dire que nous attendons la fin de la crise avec impatience !

 

Pourquoi vous présentez-vous sur la liste La Ligue ENSEMBLE ?

 

Je pourrais répondre par une boutade : plus d’une fois, dans des assemblées générales ou en-dehors, quand j’ai dit que certaines choses n’allaient pas et qu’il fallait changer, on m’a répondu que je n’avais qu’à me présenter pour pouvoir faire mieux moi-même. J’ai donc décidé d’accepter l’invitation, et me voilà !

 

Plus sérieusement, je pense que la Ligue dispose d’un potentiel énorme pour développer les échecs en Île-de-France, mais qu’elle ne le réalise pas. L’objectif de notre liste est de donner un nouveau souffle à la région, recréer des événements d’envergure. Le championnat de Paris a bien changé depuis le début des années 2000. A l’époque, le tournoi rivalisait avec d’autres grandes manifestations échiquéennes nationales. Les conditions d’organisation et de jeu se sont particulièrement dégradées avec le temps, ce qui donne une très mauvaise image du jeu et de son personnel encadrant.

 

Je suis convaincu qu’il est possible d’aller chercher l’énergie et les bonnes volontés pour retrouver cela, à l’instar du tournoi de Noisiel, tournoi attractif, bien organisé, qui attire des joueurs d’autres nations échiquéennes.

 

Aujourd’hui on a le sentiment que les rares manifestations sont organisées de manière mécanique, industrielle, sans enthousiasme. On est là pour faire rentrer de l’argent et c’est tout.

 

Nous devons prendre le temps d’apporter aux joueurs la satisfaction qu’ils sont en droit d’attendre dans ces événements.

 

Du côté des clubs, la Ligue doit soutenir leurs actions de promotion et de visibilité auprès des municipalités, mais aussi favoriser l’échange de bonnes pratiques et de bonnes idées. À l’heure actuelle, les clubs gèrent les choses de leur côté, sans réelle écoute de la part des instances régionales.

 

Enfin, la Ligue n’a aucunement vocation à se substituer à la FFE en organisant des manifestations nationales, mais plutôt faire rayonner les clubs et les lieux, nourrir des ambitions raisonnables à hauteur des enjeux locaux et régionaux. En résumé, bien choisir ses priorités.

 

Quels sont vos trois vœux pour la région pour les prochaines années sur le plan échiquéen ?

 

Réconcilier = tout le monde doit à nouveau travailler ensemble, on cesse les foires d’empoigne et on refait travailler ensemble les clubs, les CDJE et la Ligue.

Redémarrer = relancer la machine pour sortir au mieux de cette crise qui nous pénalise fortement et réamorcer les projets sur des bases saines et structurées.

Réaliser = concrétiser et transformer nos ambitions, faire aboutir nos idées et nos projets, faire de nos événements de vraies réussites sportives.