Merci!

Chères présidentes, chers présidents,
Ce dimanche, vous avez fait le choix de notre liste à 69 %, élisant 8 de nos membres au comité directeur et me portant à la présidence. Au nom de toute l’équipe de « La Ligue ENSEMBLE ! », je tiens à vous remercier sincèrement de cette marque de confiance, et à vous exprimer, à titre personnel, ma grande fierté d’avoir été choisi pour ce poste.
Nous allons dès à présent nous mettre au travail pour nous montrer à la hauteur des responsabilités que vous nous avez confiées. Alors que nous entrevoyons le retour à une vie plus normale et le retour de nos activités à un rythme plus régulier, les clubs franciliens ont appelé de leurs vœux et de leurs suffrages une ligue qui leur répond et qui les respecte, une ligue qui travaille pour eux et avec eux, avec les départements et avec la fédération, une ligue qui développe le jeu d’échecs pour tous et toutes et pour le plus grand nombre. Ils sont en droit de l’exiger, et nous allons mettre tout en œuvre pour répondre à leurs besoins.
Je veux aussi m’adresser à celles et ceux d’entre vous qui ont voté pour la liste « Agir avec vous ». Je respecte votre choix et je tiens à vous assurer de mon intention d’être le président d’une ligue qui inclut tous les clubs, et pas seulement ceux qui m’ont soutenu. Immédiatement après la proclamation des résultats, nous avons échangé avec Adrien Duquesne. Il m’a sportivement félicité pour ma victoire et je lui ai exprimé notre esprit d’ouverture et de rassemblement, et notre volonté de travailler avec chaque membre de sa liste qui le souhaitera.
Nous savons que la charge de travail qui nous attend est considérable, et nous ne voulons pas perdre de temps. Dès les prochains jours, nous allons entreprendre les actions les plus urgentes, avec les démarches administratives pour enregistrer le changement d’équipe. Nous procéderons ensuite à un appel à candidatures pour la composition des différentes commissions dont la ligue a besoin pour fonctionner, dans l’objectif de les ouvrir à toutes les bonnes volontés. Nous nommerons ces commissions et leurs directions, et nous mettrons en route la saison 2021-22 de Nationale 4. Ensemble, nous allons relancer le développement de notre passion commune, le jeu d’échecs.
À très vite.
Amitiés échiquéennes,
Thomas Lemoine, président de la Ligue de l’Île-de-France des Échecs

Synthèse de la situation financière de la ligue

Suite à l’envoi des éléments financiers de la Ligue, nous avons pu réaliser une synthèse des 4 années de la mandature écoulée. L’objectif de cette synthèse est de nous permettre de nous projeter et valider financièrement le programme que nous vous proposons.
Cette synthèse, nous souhaitons maintenant la partager avec vous afin que vous puissiez tous avoir une vision objective de la situation financière de notre Ligue dont l’évolution est, selon nous, alarmante.
Nous vous rappelons également que l’assemblée générale aura lieu le dimanche 27 juin. Si vous ne pouvez vous déplacer, il vous est possible de voter par correspondance ou de nous contacter pour nous transmettre votre pouvoir et votre procuration si vous souhaitez soutenir la liste La Ligue ENSEMBLE !

Témoignages

Liste des témoignages:

 

Entretien avec Olivier Fontaine, Président de M Echecs (75)

 

Présentez-vous en quelques mots

 

Je suis joueur d’échecs amateur, papa de jumeaux (11 ans x 2) qui jouent également aux échecs, et président de M Échecs depuis 2013.

 

 

Parlez-nous de votre club

 

M Échecs est un club d’échecs affilié FFE, situé dans les 4ème et 11ème arrondissement de Paris, club amateur, convivial et familial, et adossé à deux écoles : l’École Massillon (Paris 4) et l’École Schola Nova (Paris 11). Nous avons une centaine d’adhérents de tous les âges (dont 80% de jeunes) et une très bonne équipe d’entraîneurs parmi lesquels le GMI Jean-Luc Chabanon et les maîtres FIDE Bertrand Valuet et Alban Delorme. Le club évolue en Nationales 4 et 5, en brassant dans les équipes jeunes et adultes souhaitant faire de la compétition.

 

Comment avez-vous géré la crise sanitaire ?

 

Nous avons été l’un des premiers club de France à annuler un tournoi à cause de la crise Covid (fin février 2020), notre Rapide homologué qui rencontrait un fort succès chaque 1er lundi du mois. Nous avons depuis basculé sur internet (Rapide sur Lichess chaque dimanche à 18h). Le club a suivi les différentes périodes de fermeture sans trop de soucis, nous avons assez facilement basculé sur du online – fort heureusement les cours jeunes ont pu se poursuivre en présentiel lorsque les écoles n’étaient pas fermées (nos activités adultes ont, elles, beaucoup plus souffert). Nous espérons reprendre nos activités début juin, il y a un fort engouement autour du jeu d’échecs et beaucoup de joueurs souhaitent retrouver des sensations sur un vrai échiquier en complément du online.

 

Qu’est-ce qui a manqué au niveau de la Région durant ces dernières années ?

 

De la Collégialité ! Les décisions étaient prises par un ou deux personnes. L’équipe dirigeante actuelle, ces dernières années, était systématiquement en minorité à chaque AG et s’est maintenue en dépit de toute éthique démocratique.

 

 

Quels sont vos trois vœux pour la Région pour les prochaines années sur le plan échiquéen ?

 

Tout d’abord, en finir avec le gymnase Louis Lumière (qualifs IDF Jeunes) – très vétuste, pourquoi pas avec deux lieux (dates ou horaires décalés) plus petits mais plus confortables. Renouer avec un beau Championnat de Paris qui retrouve tout son prestige (cf. organisations début des années 2000).

 

Ensuite, privilégier une sélection des meilleurs jeunes sur des critères sportifs objectifs, les mêmes pour tous, quelque soit le club et le département d’origine et en informant automatiquement le président du club d’origine.

 

Il nous faut également plus de transparence dans les Finances de la Ligue IDF et le respect des décisions fédérales : à savoir le reversement automatique et sans condition de la part départementale des licences de la FFE aux Comités départementaux (et du coup, un travail collaboratif Départements / Région pour le développement des échecs sur le territoire francilien).

 

Enfin, et pour finir, il faut réformer et simplifier les Critériums avec toujours des équipes de 4 joueurs par niveau mais avec des tranches élo de 200 pts (Roi <=2199, Dame <= 1999, Tour <= 1799, Cavalier <=1599 etc.) sans critère sur la somme des points élo (les règles actuelles sont trop compliquées pour les capitaines) le élo des 4 joueurs devant être inférieurs à la barre maximum. On prendrait ainsi à chaque ronde le élo en cours, mais si un joueur a franchi un palier en cours de saison, il aurait quand même le droit de jouer s’il avait été aligné à une ronde précédente.

 

Entretien avec Luc Riou, Président du club Le Cavalier Rouge de Clamart (92)

 

Présentez-vous en quelques mots

 

Je suis le président du club d’échecs “Le Cavalier Rouge” depuis 7 ans. Le club est implanté sur la ville de Clamart.

En activité, je consacre bénévolement une vingtaine d’heures au club par semaine, que cela soit pour les cours ou pour l’administration. Je suis aidé pour ces tâches par un bureau et un formateur.

Je donne également des cours d’initiation dans un collège de Vélizy.

 

Parlez-nous de votre club

 

Créé en mai 2010 à Clamart, le club d’échecs du Cavalier Rouge a pour but de favoriser la pratique du jeu d’échecs pour tous. Son développement s’est accéléré cette année avec la fusion avec le club de l’échiquier Meudonnais. Pour cela, le Cavalier Rouge propose des cours pour enfants et adultes, et organise régulièrement des tournois et des manifestations autour du jeu d’échecs. Le club participe également aux compétitions organisées par le département et la ligue d’IdF.

 

Nous développons aussi la pratique des échecs dans certaines écoles de Clamart, cette pratique des échecs fait partie du programme scolaire mis en place par l’enseignant. Les cours d’initiation dans les écoles rencontrent un grand succès et nous organisons tous les ans le tournoi des Hauts de Seine des écoles et collèges pour permettre aux enfants de pouvoir se rencontrer.

 

Pour les années à venir nous ambitionnons  d’étendre notre travail dans d’autres écoles à Clamart ainsi qu’à Meudon.

 

Nous essayons aussi d’intervenir régulièrement dans des milieux défavorisés, pour cela nous travaillons en collaboration avec Clamart-Habitat qui est l’office en charge des HLM de Clamart.

 

Nous prenons très au sérieux notre rôle d’acteur associatif dans la vie des deux villes, pour cela on participe régulièrement aux évènements organisés (forum des associations, fête du jeu, journée de l’Arménie, etc.).

 

L’essentiel du budget est consacré aux cours (hors la location du site de Meudon et des licences)

Comment avez-vous géré la crise sanitaire ?

 

Dès mars 2020, le premier confinement nous a amenés à revoir notre fonctionnement, très rapidement nous avons proposé des cours en distanciel tous les jours de la semaine pour l’ensemble des adhérents, nous avons aussi proposé un cours d’initiation pour les non-adhérents.

 

Notre formateur qui au départ n’avait pas beaucoup de connaissances sur ce type de fonctionnement a rapidement maîtrisé le sujet.

 

Notre rôle a été aussi d’aider nos adhérents sur la technologie du distanciel.

 

En complément des cours, nous organisons régulièrement des tournois sur la plateforme lichess. Nous faisions aussi suivre les différents évènements proposés par d’autres clubs ou par d’autres ligues (Ligue de Bretagne des Échecs).

 

Une petite partie des adhérents n’a pas pu suivre ces cours, soit pour des raisons techniques, soit parce que le format de cours en distanciel ne convenait pas.

 

Pour la saison 2020/2021, nous avons continué à prévoir des cours en ligne pour certains de nos adhérents. Les salles de Clamart ont pu régulièrement ouvrir à destination des enfants, nous avons alors essayé de maintenir au maximum les cours en présentiel pour les enfants. Les adultes ont hélas dû rester en distanciel.

 

Malgré la pandémie nous n’avons pas subi d’érosion des adhésions, la volonté et l’activité de l’ensemble du bureau et des formateurs y est pour beaucoup.

 

Qu’est-ce qui a manqué au niveau de la Région durant ces dernières années ?

 

Pour moi la ligue IDF n’a jamais été un partenaire du Club, il a fallu le conflit sur la répartition de l’argent des licences entre les comités départementaux et la région pour que je prenne connaissance de l’existence de la Ligue.

 

L’argent de la ligue provient des clubs et des adhérents, cet argent doit servir en priorité pour l’ensemble des clubs et non pas pour satisfaire des égos personnels. Une réflexion globale doit être menée sur les différents projets.

 

La ligue doit être avant tout à l’écoute des besoins des clubs.

 

Quels sont vos trois vœux pour la Région pour les prochaines années sur le plan échiquéen ?

  • Une relation plus saine avec la ligue.
  • Que la ligue ait un rôle de mutualisation des besoins (formation, arbitre, outils de communication) qui permettrait soit la prise en charge, soit la réduction de certains coûts pour les clubs.
  • Qu’elle soit active dans la diffusion des informations, des conseils (les bénévoles qui font fonctionner les clubs n’ont pas forcément le temps de suivre le site de la ligue pour être au courant des subventions par exemple).
  • Le futur des échecs se fera à la fois sur le présentiel et sur le distanciel, les sites comme “chess.com” et “lichess.com” explosaient déjà bien avant le confinement. La ligue devrait consacrer une partie de ses moyens à mettre en place ce qui s’est fait par exemple du côté de la ligue de Bretagne avec https://breizh-chess-online.fr/

Entretien avec Jean-Olivier Leconte, Président du Cavalier de la Tourelle de Saint-Mandé (94)

 

Présentez-vous en quelques mots.

 

Je m’appelle Jean-Olivier Leconte, 53 ans, président du Cavalier de la Tourelle (Saint-Mandé dans le Val-de-Marne) depuis 2018. Je suis également Maître FIDE et historien des échecs à mes heures perdues.

 

Parlez-nous de votre club d’échecs.

 

Le Cavalier de la Tourelle, fondé en 1975 par Jean Boggio, est un club de jeunes essentiellement. Je dirais qu’environ 80 % de nos adhérents sont des mineurs avec une équipe en N1 jeunes. Néanmoins pour la saison prochaine nous aurons aussi une équipe en N1 adultes si les joueurs sont toujours là.

 

Nous avons deux animateurs auto-entrepreneurs pour les jeunes : Maria Leconte (mon épouse) GMI féminin, et Alain Kirsch (arrivé cette année), ainsi qu’un intervenant bilingue, Oliver Sheppard, pour des séances expérimentales en anglais.

 

Le trésorier de l’association, Jean-François Hochepied, s’occupe de l’animation pour les adultes bénévolement et avec passion.

 

Nous intervenons également dans les écoles de Saint-Mandé sur la pause méridienne.

 

Avec la crise sanitaire, nous sommes passés d’environ 140 à un peu plus de 100 adhérents pour cette saison 2020-2021. Ceci a un impact sur les finances de l’association, mais la mairie de Saint-Mandé nous soutient.

 

Sans le dévoiler, nous avons un projet axé sur échecs auprès du grand public avec la mairie en octobre 2021 si la situation le permet, ce qui j’espère permettra de relancer l’association.

 

Comment avez-vous géré la crise sanitaire ?

 

Nous avons été surpris en mars dernier, comme tout le monde. Et je pense que le format que nous avons adopté pendant cette période est similaire à beaucoup de clubs.

 

Pour les enfants nous alternons présentiel et cours via Zoom et proposons des tournois sur Lichess — dont des matches par équipes avec des clubs étrangers un peu partout en Europe — en fonction des autorisations pour les cours en présentiel.

 

Pour les adultes c’est plus compliqué, car tout se fait en ligne (Zoom, Lichess) depuis novembre 2020 sans présentiel et la fréquentation s’est de fait délitée.

 

Je me demande comment sera la situation vis-à-vis des adultes quand la situation reviendra à la normale. Même si nous avons convenu d’offrir les licences pour la saison à venir pour les adultes, je ne sais pas si nous les retrouverons tous.

 

Pour les enfants j’ai un peu moins d’inquiétude du fait de notre lien avec les écoles.

 

Je doute que nous retrouvions notre niveau d’adhérents d’avant crise dès la rentrée 2021.

 

Qu’a-t-il manqué au niveau de la région Île-de-France durant ces dernières années ?

 

De mon point de vue, la ligue Île-de-France n’a pas été dans le sens de ce que j’attendais et a manqué de transparence à tous les niveaux vis-à-vis des clubs.

 

Un simple fait : sur le site internet de la ligue Île-de-France le dernier compte rendu date de juillet 2018 ! Il n’est pas normal de découvrir les décisions devant le fait accompli.

 

Par exemple, j’ai également découvert fin 2019 qu’une subvention avait déjà été distribuée à quelques clubs (lesquels ? je n’en connais toujours pas la liste) par la ligue Île-de-France (au nom de la région) au moment où la mairie de Saint-Mandé m’informait de l’existence de cette subvention.

 

Et en tant que président de club j’ai été surpris par la hausse très significative des droits d’inscription des équipes dans les compétitions en Île-de-France.

 

Bref, la ligue IDF depuis plusieurs années pour moi c’est : « on augmente les coûts, on ne dit pas ce qu’on fait, et on mène des actions en douce ».

 

Quels sont vos trois vœux pour la région pour les prochaines années sur le plan échiquéen ?

 

Diffuser les informations dès que possible, expliquer les projets (surtout si cela induit des coûts nouveaux), agir en concertation avec les clubs.

Bref tout ce qui a manqué au cours des dernières années.

Entretien avec Christophe Paquin, Président du Club d’Échecs Ermontois (95)

 

Présentez-vous en quelques mots.

Je suis Christophe Paquin, président du Club d’Échecs Ermontois (CEE) depuis 2014. J’ai été trésorier et secrétaire de l’association au cours des années antérieures à mon élection au poste de président.

Parlez-nous de votre club.

Parallèlement à cela, le CEE s’est aussi inséré dans la vie des échecs au niveau départemental. Le club a ainsi organisé quatre années de suite les championnats départementaux jeunes (rassemblant jusqu’à 230 enfants) et plusieurs tournois de jeunes et adultes lui permettant d’accroitre sa visibilité et d’asseoir une certaine notoriété sur l’organisation de tournois visibles et attractifs.

Ces différentes initiatives ont permis au club de doubler son effectif en quelques années et de proposer plus de services à ses adhérents. Le nombre d’heures de cours pour les enfants a été ainsi triplé et plusieurs niveaux ont été formés. De la même façon, pour les adultes le nombre d’heures a doublé et un cours d’initiation a également été mis en place.

Les actions auprès de la mairie nous permettent enfin d’avoir un allié précieux pour l’organisation de manifestations échiquéennes dans la ville.

Comment avez-vous géré la crise sanitaire ?

Comme beaucoup de clubs ; après une période de stupéfaction lors du début du premier confinement, nous avons proposé des cours en visioconférence dès le mois de mai 2020 afin de conserver le lien avec les adhérents. Nous avons aussi profité de ce temps suspendu pour refaire notre site web en proposant les inscriptions et le paiement des adhésions en ligne. Une personne s’est également formée à l’arbitrage au moment de la reprise des compétitions.

Nous avons également organisé des tournois en ligne et participé à d’autres tournois dans le département.

En 2021, ces actions nous ont permis de conserver le nombre d’adhérents de la saison précédente. Nous étions totalement prêts pour les confinements suivants et nous avons donc assuré sans transition les cours en distanciel dès que cela a été nécessaire en octobre 2020.
Qu’est-ce qui a manqué au niveau de la région durant ces dernières années ?

Eh bien à peu près tout ! Ce que je retiens des précédentes années  :
– une communication réduite à son minimum, un soutien et une écoute des clubs totalement inexistants
– une lutte de pouvoirs débouchant sur une guérilla incessante entre la présidence de la ligue et les départements.
– un manque cruel de transparence sur les actions de la ligue.
– une guerre de l’argent (non-réversion d’une partie de la somme des licences aux comités départementaux) privant les départements et donc les clubs de moyens financiers.

Bref un club comme le nôtre s’est au fil du temps complètement désintéressé de ce qui se passait à ce niveau sauf pour obtenir le calendrier annuel afin de s’organiser au mieux.

Quels sont vos trois vœux pour la région pour les prochaines années sur le plan échiquéen ?

– Remettre les clubs et les départements au cœur des actions de la ligue

– Décentralisation des manifestations de la région (Paris n’est pas l’unique ville de la région)
– Une communication claire et à destination de tous les clubs et départements avec un soutien sur les actions de ces organes déconcentrés.

Entretien avec Jean François, président du Cercle d’Echecs Le Roi Soleil – Le Chesnay – Versailles (78)

 

Présentez-vous-en quelques mots

 

Je suis Président du Cercle d’Échecs Le Roi Soleil – Le Chesnay – Versailles depuis septembre 2003. Mon père m’a appris les règles en 1969. J’ai fait mon premier tournoi à Versailles en mai 1975 organisé par le Président Jean-Pierre Marchand. Puis de 1981 à 1995 j’ai été adhérent à Ville d’Avray avant de rejoindre « Le Roi Soleil ».

 

Parlez-nous de votre club d’échecs

 

Le cercle d’échecs « Le Roi Soleil » est créé en 1967. Nous avons géré jusqu’à 10 équipes avec les capitaines (Nationales seniors et jeunes, équipes Yvelines 1 et Yvelines 1 jeunes, N1F, Coupe de France) lors des saisons les plus intenses. Nous avons organisé le Top 8 Féminin en 2004 aux grandes écuries du Roy. Nous avons également une école d’échecs qui regroupe 8 cours (3 niveaux) pour les jeunes de 6 à 17 ans, avec 85 élèves en moyenne.

 

La gestion du cercle d’échecs se compose aussi de la mise à jour des statuts en 1984 et 2016, de dossiers de demande de subvention annuelle auprès des Mairies du Chesnay-Rocquencourt et de Versailles. Sans oublier les FORUMS de septembre avec l’aide des bénévoles et des animateurs en complément du site internet.

 

Comment avez-vous géré la crise sanitaire ?

 

Nous avons mis en place des séances « ZOOM » réalisées les mercredis et samedis par le Maître François Vareille pour les jeunes confirmés, et Patrick Van Dongen.

 

Quel sont vos trois vœux pour la région pour les prochaines années sur le plan échiquéen ? 

 

Assurer la pérennité de la ligue, des départements et des clubs d’échecs dans une ambiance redevenue saine et conviviale.
Se doter de moyens budgétaires suffisants à tous les niveaux.
Garantir l’accès à des salles pour tout type de tournoi.

Entretien avec Philippe Vaillant, président du club des échecs de Vincennes (94)

 

 

Présentez-vous en quelques mots

 

Je suis le président du  club des échecs de Vincennes depuis 5 ans après en avoir été le trésorier durant 7 ans. Je viens d’être réélu  pour 4 ans. Retraité, je consacre bénévolement une vingtaine d’heures au club par semaine. Je donne également  des cours d’initiation dans les écoles de Vincennes,  ainsi qu’à la maison de quartier du port à l’anglais de Vitry.

 

Parlez-nous de votre club

 

Les grands principes qui animent le Club sont le plaisir de jouer et la diffusion du jeu d’échecs au plus grand nombre (enfants, adultes, seniors).

Nous développons la pratique des échecs dans les écoles de Vincennes avec l’aide de la Mairie et auprès des milieux défavorisés avec l’aide de notre fondation et du CNDS à Vitry. Nous avons pour objectif de nous rapprocher également des personnes désocialisées et défavorisées, des jeunes en décrochage scolaire et des personnes souffrant d’un handicap physique. Un projet est en cours avec la Mairie de Vincennes sur ce thème.

Les cours d’initiation dans les écoles rencontrent un grand succès et nous organiserons des tournois et des démonstrations dans trois écoles cette saison. Avant d’organiser, nous l’espérons, l’année prochaine un championnat scolaire local. Nous initions aux échecs,  environ 300 élèves chaque saison. Dans le cadre du plan échecs et maths, nous espérons amplifier cette tendance dans les écoles et auprès des milieux défavorisés.

L’essentiel du budget est consacré aux cours (hors la location du site et des licences)

 

Comment avez-vous géré la crise sanitaire ?

 

La pandémie et la fermeture de l’espace Sorano en octobre 2020 nous ont obligés à déporter l’ensemble des cours en distanciel. Trois de nos quatre professeurs ont accepté de prodiguer ces cours en distanciel. Nous avons organisé des tournois et diverses compétitions via des sites dédiés. Cependant, une partie des élèves n’ont pas suivi les cours en distanciel.

Nous avons développé depuis cette année, chaque mercredi à 21h en distanciel, un nouveau cours à destination des adultes débutants. Ils rencontrent un bon succès. Le succès de la série Netflix « le Jeu de la Dame », nous apporte un nouveau public, que nous espérons pérenniser.

Si les enfants ont été nombreux à s’inscrire, nous avons constaté une hémorragie importante des adultes. Le turnover des enfants est aussi une préoccupation (50 %)

 

Qu’est-ce qui a manqué au niveau de la Région durant ces dernières années ?

 

Du fait de nos rapport conflictuels, nous n’attendions pas grand chose. 

D’une manière générale, nous considérons que nous n’en avons pas pour notre argent avec le tarif des licences.  

 

Quels sont vos trois vœux pour la Région pour les prochaines années sur le plan échiquéen ?

 

J’espère une relation apaisée avec la ligue, une politique tournée vers le plus grand nombre et non plus vers l’élite. 

Mais aussi un encouragement  au développement de club au sein des villes qui en sont dépourvues – je pense notamment à Vitry où nous aurions dû créer un club cette saison.

 

Entretien avec Fred Marival, Président du club d’Aubervilliers (93)

 

Présentez-vous en quelques mots.

 

En tant que joueur d’échecs, mon parcours est quelque peu atypique.

 

Né d’un père dominiquais et d’une mère guadeloupéenne, j’ai commencé à jouer aux échecs dès l’âge de 13 ans, en Guadeloupe. A l’époque, j’avais une autre passion : le jeu de dames. Toutefois, le jour où j’ai découvert le livre de Xavier Tartacover, Bréviaire des Échecs, j’ai délaissé le jeu de dames. J’ai donc appris seul à jouer.

 

Je me suis inscrit pour la première fois dans un club d’échecs dans les années 1970, à Colombes et je me souviens d’avoir une fois remporté la Coupe Roger Ferry des Échecs, un tournoi par élimination directe, réservé aux « 4ᵉˢ et 5ᵉˢ catégories » ainsi qu’aux joueurs « non classés » (il n’existait pas encore de classement Elo fictif), ce qui m’a valu les honneurs du Figaro.

 

Je serais probablement un fort joueur si je n’avais pas privilégié, à un moment donné, mes études, mon travail et ma vie familiale. Conséquence : je suis resté très longtemps éloigné du monde des échecs.

 

C’est un collègue avec qui j’ai travaillé à l’Ambassade de France à Berlin, entre 2014 et 2018, qui m’a remis le pied à l’étrier. Il avait coutume de me proposer des blitz aux heures de pause. Entre temps, j’ai été licencié dans un club d’échecs allemand : Der Eckbauer.

 

J’ai rejoint le CMA-Échecs (j’avais déjà été licencié dans ce club) durant l’automne 2018, quand j’ai pris ma retraite. Dans la mesure où l’ancien président ne souhaitait pas se représenter, j’ai proposé ma candidature en septembre 2019 et j’ai été élu à compter de cette date.

 

Présentez-nous votre club.

 

Le club d’échecs, originellement fondé en 1948, a été refondé le 8 avril 2011, sous le régime de la loi du 1er juillet 1901. Il prendra l’appellation de Club Municipal d’Aubervilliers – Échecs (CMA-Échecs). Le CMA- Échecs a pour but la pratique sportive du Jeu d’Échecs dans son local de jeu ou hors de celui-ci. L’association promeut et favorise l’enseignement et la pratique du jeu d’échecs comme étant une discipline sociale et conviviale; elle s’interdit toute discrimination.

 

Plusieurs générations sont passées par ce club avec un enthousiasme sans cesse renouvelé, enthousiasme qui a amené à la création d’un des plus grands tournois de parties rapides d’Europe, et même du monde, pendant plus de 25 ans.

 

En 2018, le siège social du club a été transféré à la Direction des Sports d’Aubervilliers.

 

Actuellement, le club est ouvert le mardi de 18h00 à 22h00 et le vendredi de 20h00 à 22h00.

 

En période scolaire, David Fabbro, un animateur certifié, initie les enfants aux échecs le mercredi après-midi de 14h30 à 17h30.

 

Le club a évolué la saison précédente en Nationale IV et en Critérium Tour.

 

Cette saison, à cause de la situation sanitaire, les deux compétitions ont été annulées.

 

Comment avez-vous géré la crise sanitaire ?

 

La municipalité d’Aubervilliers a suivi scrupuleusement les directives gouvernementales depuis le début de l’épidémie jusqu’à ce jour.

 

Par exemple, lors du premier confinement, les installations sportives, notamment les stades, les gymnases et le club d’échecs, ont été fermées à compter du 13 mars 2020. Nous avons été autorisés à rouvrir le CMA- Échecs le 22 juin 2020, malheureusement nous ne pouvions pas accéder à nos locaux, car le syndicat de copropriété Nexity a, semble-t-il, décidé de supprimer l’ouverture du portillon par digicode.

 

Nous disposons actuellement de cinq badges d’accès, mais cela reste insuffisant. Du fait que la salle de jeu ne soit pas équipée d’un interphone, nous ne sommes pas en mesure, à l’instar des autres associations, d’ouvrir le portillon à distance et, par conséquent, de recevoir dans de bonnes conditions les équipes adverses lors des compétitions fédérales; puisque, comme vous le savez, les téléphones portables et autres appareils électroniques doivent être désactivés quand les parties ont démarré. Nous avons déjà signalé ce problème à la municipalité, mais jusqu’à présent nous n’avons pas été entendus.

 

Nos locaux ont été de nouveau fermés lors des couvre-feux et du deuxième confinement.

 

Pour faire face au Coronavirus, nous nous sommes approvisionnés en masques jetables, gel hydroalcoolique et lingettes désinfectantes.

 

Nous n’avons pas été en mesure d’organiser des cours en distanciel, mais nous les avons organisés en présentiel dès que cela a été possible.

 


Qu’est-ce qui a manqué au niveau de la Région durant ces dernières années ?

 

 

C’est une question à laquelle il m’est difficile de répondre, car ces dernières années, je résidais à l’étranger (notamment en Afrique du Sud et en Allemagne). De ce fait, j’étais à mille lieues de penser à la Région Île de France et de suivre le cours des évènements. Je ne dispose pas d’assez d’éléments pour pouvoir porter un jugement objectif.

 


Quels sont vos trois vœux pour la Région pour les prochaines années sur le plan échiquéen ?

 

En premier lieu, j’espère que les décisions fédérales seront respectées.

J’espère aussi que les relations entre la Ligue Île-de-France et les Comités départementaux seront bonnes.

Enfin, la Région devra, me semble-t-il, se rapprocher un peu plus des clubs.

Entretien avec Gil Moreira, Président de la Tour Noire de Meaux (77)

 

Présentez-vous-en quelques mots.

 

Gil Moreira, président de La Tour Noire de Meaux. C’est ma sœur qui m’a appris à jouer lorsque nous habitions Paris, surtout à déplacer les pièces ! J’ai essentiellement aimé jouer dans les cafés parisiens pour l’ambiance dans les années 90. Le Cloître dans le Quartier latin m’a appris qu’il fallait rester humble ! À l’époque je trouvais les clubs d’échecs trop élitistes. Je me rappelle avoir eu le courage d’aller frapper à la porte du club Caïssa, rue Rougemont, l’inscription plus les cours étaient trop chers pour ma bourse. J’ai emménagé à Meaux où j’ai découvert Le Grand Échiquier et sa vitrine de Grands Maîtres Internationaux qui jouaient sous conditions tandis que le club ne vivait réellement que grâce à 3 ou 4 « petits joueurs ». Puis j’ai posé mes valises à La Tour Noire de Meaux, club que j’ai connu en lambeaux vers les années 2013-2015. À l’époque, sur fond de querelles d’ego, 3 clubs existaient dans un rayon de 10 kilomètres. Seul La Tour Noire a survécu.

 

Lorsque j’ai pris la présidence nous n’étions plus que 13 membres et sommes remontés graduellement à 60 membres en l’espace de 5 ans. Les premières années, j’ai passé des heures et des heures de permanence à ouvrir et fermer le club, animer des cours avec parfois bien peu de joueurs voire attendre désespérément un partenaire des samedis entiers ou des vendredis soirs ! Puis les jeunes ont commencé à s’inscrire. C’est la vie les jeunes, ça redonne espoir. Alors je suis resté fidèle à mon poste.

 

Aujourd’hui on rame toujours pour le championnat de Nationale 4, on fait avec notre effectif ! Avec ce qu’on a comme on dit ! J’essaie de proposer pas mal de choses pour un petit club comme le nôtre mais je me sens fatigué et pas assez épaulé. En tout cas je ne regrette rien car je me suis prouvé que c’était possible d’y arriver avec l’envie et la volonté, cette force qui nous pousse à nous surpasser, nous dépasser, c’est du sport ! C’est une passion, c’est grisant, chronophage alors on ne compte pas… Mais je sais que je ne pourrai pas faire ça éternellement car lorsque je rentre à la maison ma femme me remet les pieds sur terre !

 

Parlez-nous de votre club d’échecs.

 

Notre club est un petit club francilien qui existe depuis 1975. Il a été fondé par Messieurs Durand et Hugeron, paix à leurs âmes. Il a connu de belles années, des années plus sombres, mais il existe toujours. Il est vivant, vivant par le cœur de ses bénévoles et par les présidents qui se sont succédé apportant avec eux parfois le pire mais fort heureusement aussi le meilleur.

 

Nous avons une belle salle de jeu de 30 m2, uniquement pour le jeu d’échecs, c’est rare ! On ne manque de rien, nous sommes autonomes, sauf pour les tournois de plus de 40 participants. Les discussions avec la mairie pour pouvoir intervenir dans les écoles publiques n’aboutissant pas, je n’interviens que dans une école privée avec des enfants déjà tellement occupés par ailleurs que bien peu de parents franchissent le pas d’une inscription en club. Sans intervenir dans les écoles ou les centres de loisir, comment avoir le plein au club d’échecs ? Je m’étais fixé pour objectif il y a cinq ans de dépasser les 100 joueurs au club. Avec beaucoup d’efforts et de temps, j’ai à peine atteint la moitié !

 

Comment vivre de sa passion ? Certains clubs français arrivent à dégager des moyens pour financer des postes salariés mais pas moi. Je dois mal m’y prendre. Ces cinq dernières années, j’ai trop souvent eu le sentiment de porter le club à bout de bras. Je suis encore là pour une saison mais je ne ferai pas une 7e année ! Je vais attendre d’avoir le statut de retraité et peut-être postulerais-je alors à nouveau comme président de club. Salarié en entreprise, mes journées de travail s’étalent sur une amplitude horaire de 10 heures. Parallèlement, hors vacances scolaires, sans compter les compétitions, je consacre pas moins de 15 heures hebdomadaires au club. Comme je ne peux pas vivre des échecs je dois faire un choix entre le trop important temps bénévole investi dans le club ou pour aider nos instances et le travail qui paie mes factures et me met un toit au-dessus de la tête.

 

J’aimerais être plus soutenu par ma commune et ne me sens aidé ni par mon comité départemental, ni par ma ligue régionale, ni par la FFE. Je paie une cotisation club à la fédération et règle les licences prises pour nos adhérents. En 5 ans, je n’ai été en contact avec des élus ou des candidats aux organes fédéraux que quand ils viennent nous demander de voter pour eux. Les petits clubs n’ont pas de floppées de GMI, ne sont pas élitistes et manquent de visibilité. C’est une réalité. Avec le nouveau président fédéral peut-être que ça changera.

 

Comment avez-vous géré la crise sanitaire ?

 

Notre club a fermé en mars 2020. Il a rouvert début juillet 2020 pour refermer mi-octobre jusque début juin 2021. Il vient de rouvrir le 9 juin 2021 et nous n’avons pas perdu de temps en organisant conjointement un tournoi Jeunes et un tournoi Adultes le dimanche 13 juin 2021.

 

Les cours ont été animés via Skype et Zoom en visioconférence. J’ai tenté des tournois sur Lichess (site français qui malgré son succès est resté gratuit : bravo !) mais j’ai arrêté. Les jours et les horaires étaient compliqués pour satisfaire tout le monde. Au moins j’ai tenté l’expérience.

 

Quels sont vos trois vœux pour la région pour les prochaines années sur le plan échiquéen ?

 

  1. Que les personnes passionnées par notre jeu et qui souhaitent s’investir pleinement aient des perspectives pas uniquement bénévoles mais puissent en vivre.
  2. Que chaque club, petit ou grand, notamment au niveau départemental, ait la possibilité d’organiser des compétitions fédérales généralement toujours allouées aux mêmes clubs.
  3. Que chaque comité départemental ait plus de moyens et de libertés et qu’il veille à en faire profiter l’ensemble des clubs du département.

Entretien avec Jacky Groz, Président de la Tour de Juvisy (91)

 

 

Présentez-vous en quelques mots.

 

Je m’appelle Jacky Groz, Président de la Tour de Juvisy depuis la création du club en septembre 2007.

 

Parlez-nous de votre club d’échecs.

 

La Tour de Juvisy est un club dynamique avec l’organisation de notre Open annuel à chaque week-end de Pâques (Chess Open Tour de Juvisy), d’un tournoi à norme de MI en été, de la phase départementale de la coupe Loubatière et d’un tournoi rapide pour les Jeunes. Nous avons mis en place depuis 2 ans une section Pôle Elite (3 heures de cours par semaine avec un GMI) pour les jeunes qui veulent progresser. Le but c’est qu’ils puissent jouer dans nos différentes équipes adultes (Top12 féminines,N1, N2, N3, N4 et N5).

 

Comment avez-vous géré la crise sanitaire ?

 

Pour les adultes, nous avons mis en place des cours sur Skype en alternant avec des tournois que nous avons organisés sur Lichess. Pour les enfants inscrits en pôle élite, les cours ont continué sur skype (3 heures par semaine) et au travers d’une participation au tournoi sur Lichess organisé par nos amis du club de Yerres. Pour les enfants débutants, les cours du samedi matin ont été remplacés par des vidéos réalisées par notre entraîneur GMI.

 

 

 

Qu’a-t-il manqué au niveau de la région Île-de-France durant ces dernières années ?

 

 

Pour ma part, chaque fois que j’ai sollicité la ligue pour nous aider financièrement à l’organisation de notre tournoi à norme de MI, j’ai toujours eu une réponse favorable.

 

 

Quels sont vos trois vœux pour la région pour les prochaines années sur le plan échiquéen ?

 

  • Maintien de l’aide aux clubs qui veulent organiser des tournois à norme;
  • Organisation d’un championnat de France jeune;
  • Organisation du championnat de France mixte

 

 

 

Entretien avec Guy Bellaïche, Président du club de Villepinte (93)

 

Présentez-vous en quelques mots

 

Je suis joueur d’échecs amateur depuis l’âge de 8 ans. J’ai fait dans ma jeunesse les Championnats de Ligue IDF avant de me consacrer exclusivement à mes études de Médecine. C’est quand mon fils a eu l’âge de 6 ans et après mon installation sur la ville de Villepinte que j’ai rejoué aux échecs. Je suis devenu président du Club de Villepinte à un moment très difficile où le club ne comportait que 8 licenciés.

 

Parlez-nous de votre club

 

Le Club a monté les échelons, grâce à la formation locale au Club, dans les écoles et les collèges. Nous sommes montés en quelques années de la Nationale 4 jusqu’au Top Jeunes, où nous avons pris la troisième place la saison la plus faste. Nous sommes désormais en Nationale 2 Jeunes.

Pendant ce temps là, notre Club a aussi gravi les échelons en compétition féminine (Top 12 puis Nationale 1) avec comme principal échiquier ma fille Élise qui a été 3 fois sur le podium au Championnat d’Europe et qui est qualifiée pour le Championnat de France féminin individuel.

En compétition mixte, nous sommes actuellement en Nationale 2. Nous espérons pouvoir redonner des cours dans les écoles et les collèges afin de permettre de redécouvrir les talents de demain.

 

 

 

Comment avez-vous géré la crise sanitaire ?

 

Nous avons connu deux saisons difficiles, une saison où le championnat s’est arrêté alors que nous pouvions espérer monter en nationale 1 puis une saison blanche tant sur le plan sportif que sur le plan des cours où nous avons seulement poursuivi les cours individuels sur internet et quelques cours en groupe via Zoom.

 

Qu’est-ce qui a manqué au niveau de la Région durant ces dernières années ?

 

Une véritable équipe avec des propositions non unilatérales venant d’une seule personne.

Des subventions dévolues au département subtilisées par le Président de la Ligue IDF.

 

Quels sont vos trois vœux pour la Région pour les prochaines années sur le plan échiquéen ?

 

  • Une équipe dirigeante avec des échanges entre cette équipe et les départements et les Clubs.
  • Une restructuration des compétitions individuelles avec un retour du Championnat de Ligue dans les Clubs.
  • Une restructuration des compétitions par équipe ligue avec plus de place au jeu.

Entretien avec Isabelle Mounier-Emeury, Présidente de l’Échiquier de la Butte (75)

 

Parlez-nous de votre club d’échecs.

 

L’Échiquier de la Butte est le club d’échecs du XVIIIe arrondissement de Paris, hébergé dans les locaux de Championnet Loisirs situé au 16, rue Georgette Agutte, 75018 Paris.

Nous résumons la philosophie du club en trois mots : formation, passion et convivialité.

Formation, parce que notre formule est basée sur des cours d’échecs que nous donne notre professeur Alain Viot le lundi soir et qui nous fait progresser chaque année. Alain donne des cours d’échecs depuis plusieurs décennies et depuis plus de vingt ans au club !

Passion, bien sûr, qui nous réunit dans l’univers infini du jeu d’échecs. Quel que soit notre niveau nous avons tous plaisir à jouer ensemble parce que nous partageons la même passion !

Convivialité, parce que nous pensons que rien ne vaut un bon moment passé ensemble et les émotions ressenties autour des soixante-quatre cases.

Chaque saison, nous organisons un tournoi interne qui permet aux joueurs des différents niveaux de se rencontrer, une simultanée avec un grand-maître, et régulièrement des tournois autour d’un petit buffet !

Nous avons aujourd’hui un club viable financièrement puisque nous avons plus de 40 adhérents adultes.

Il n’y a pas de « star » dans notre club et pas non plus de très forts joueurs (le Elo le plus élevé est d’environ 2000). Cela n’empêche pas d’avoir une volonté de progresser et de faire de la compétition !

Coté compétitions, nous avons 2 équipes en Nationale IV ainsi que 4 équipes en critérium (de Pion à Fou). Nous avons également fait la Coupe de la Parité, la Loubatière.

Notre club est un petit club, sans salariés, uniquement doté de bonnes volontés ! C’est la raison pour laquelle nous cultivons une certaine indépendance dans notre fonctionnement.

 

Comment avez-vous géré la crise sanitaire ?

 

Depuis le début de la crise sanitaire les cours se sont déroulés en distanciel sur Skype. Les tournois de blitz internes permettent de garder un lien entre nous et conserver ainsi la vie sociale du club ! Nous avons accueilli cette année 2 grand-maîtres (Matthieu et Deimanté Cornette) avec une simultanée. En temps normal, nous invitons en effet une fois par an un grand-maître pour un cours et une simultanée.

 

Qu’a-t-il manqué au niveau de la région Île-de-France durant ces dernières années ?

 

Comme indiqué précédemment, nous voulons être autonomes, nous n’avons pas sollicité d’aide de la part de la Ligue… nous n’avons aucun ascenseur à renvoyer !

 

Quels sont vos trois vœux pour la région pour les prochaines années sur le plan échiquéen ?


Un seul vœu : que les réunions annuelles ne soient plus une parodie de démocratie comme avec l’équipe précédente !


 

Elections du 27 juin 2021 – changement de date

L’assemblée générale élective n’aura finalement pas lieu samedi 26 juin, mais dimanche 27 juin.
Aucune explication n’a été fournie pour ce décalage ; on peut supposer que le président sortant n’a pas été capable de trouver une salle pour la date initiale.